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Conseil national des administrateurs et des mandataires judiciaires
25 avenue de l’Opéra
75001 Paris
Tél. : 01 42 61 77 44
www.ajmj.fr

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Administrateur et mandataire judiciaire

  • Administrateur judiciaire

Descriptif Métier

Les administrateurs judiciaires sont les mandataires chargés par décision de justice d’administrer les biens d’autrui ou d’exercer des fonctions d’assistance ou de surveillance dans la gestion de ces biens.

Il est un auxiliaire de justice mandaté par le tribunal de Commerce lorsqu’une entreprise fait l’objet d’une procédure de redressement judiciaire, de sauvegarde ou de liquidation judiciaire.

Nature et conditions de travail

L’administrateur judiciaire a pour mission de surveiller, d’assister ou de représenter le chef d’entreprise en cas de sauvegarde ou de redressement judiciaire.

Il établit le bilan économique et social de l’entreprise, recherche une solution pour assurer la survie de l’entreprise et propose au tribunal sa continuation, sa cession à un tiers ou sa liquidation.

Hors de toute intervention des tribunaux, l’administrateur judiciaire peut aussi exercer des missions de consultation appelées ad hoc.

Variantes du métier

Il arrive parfois que l’administrateur judiciaire cumule ses fonctions avec celle d’avocat à condition de ne pas les exercer successivement pour le compte d’une même entreprise.

Les administrateurs judiciaires peuvent se regrouper au sein de Sociétés Civiles Professionnelles (SCP)

Evolution de carrière

L’administrateur judiciaire débute sa carrière comme collaborateurs. Il peut, après plusieurs années, ouvrir son propre cabinet. Prétentions salariales Un collaborateur peut gagner entre 2000 et 4000 euros bruts par mois.

Les honoraires sont réglementés, sauf pour le mandat ad hoc pour lequel le professionnel fixe librement sa rémunération sous le contrôle du juge.


  •  Mandataire judiciaire

Descriptif Métier

Le mandataire judiciaire est essentiellement chargé, par décision de justice, de représenter les créanciers et de procéder éventuellement à la liquidation des entreprises dans les conditions définies par la loi relative au redressement et à la liquidation judiciaire des entreprises.

Nature et conditions de travail

Le mandataire judiciaire intervient lorsque toutes les solutions pour sauver l’entreprise ont échoué. Il est alors désigné par le tribunal pour procéder à la liquidation.

Son intervention se situe à 2 niveaux :

D’une part, il représente les créanciers (Etat, organismes sociaux, banques, fournisseurs…) quand une entreprise est en redressement judiciaire, il veille à ce que les solutions retenues par l’administrateur tiennent compte de leurs intérêts ; il les invite à déclarer leurs créances et dresse un état du passif. Il est également chargé d’émettre des avis sur les solutions proposées.

D’autre part, le mandataire joue un rôle clef dans la liquidation de la société. Il lui appartient de vendre le patrimoine de l’entreprise aux meilleures conditions. Concrètement, il procède à l’inventaire des biens, gère le patrimoine, cherche des solutions pour céder l’entreprise ou ses actifs et répartit ensuite le produit de la vente entre les créanciers. Mais il ne fait que proposer des solutions, il ne les impose pas.

Variantes du métier

Les mandataires judiciaires peuvent se regrouper au sein de Sociétés Civiles Professionnelles (SCP)

Evolution de carrière

Le mandataire judiciaire débute sa carrière comme collaborateurs. Il peut, après plusieurs années, ouvrir son propre cabinet.

Prétentions salariales

Un collaborateur peut gagner entre 2000 et 4000 euros bruts par mois. Les honoraires sont réglementés, sauf pour le mandat ad hoc pour lequel le professionnel fixe librement sa rémunération sous le contrôle du juge.

Pour ma part, je me suis intéressé lors de ma troisième année universitaire au droit commercial, à la comptabilité et à l'univers de l'entreprise en général. J'ai mis à profit mes vacances d'été pour effectuer plusieurs stages, notamment chez un mandataire judiciaire qui m'a alors fait découvrir la profession, loin de l'image souvent néfaste véhiculée par les médias.

C'est ainsi que je me suis inscrit au Master 2 dédié au droit de la faillite à la Faculté Libre de Droit, dirigé à l'époque par Maître THEETEN. Cette formation a été incontestablement un tremplin pour le monde professionnel. La qualité des intervenants, notamment professionnels, et du programme y sont pour beaucoup.

J'étais impatient de finir mes études et de trouver un emploi dans ce domaine d'activité. Cette formation a pour moi pleinement jouer son rôle.

Ayant obtenu mon diplôme, j'ai postulé à travers toute la France pour obtenir un poste de collaborateur au sein d'une étude de Mandataire Judiciaire. Je suis sorti de la faculté en septembre. En octobre de la même année, j'ai signé un CDI en tant que collaborateur dans la région Midi-Pyrénées. Après une année, j'ai eu l'opportunité de revenir dans le Nord et j'ai pu passer l'examen d'admission au stage de Mandataire Judiciaire.

Il s'agit d'un métier aussi intéressant qu'exigeant. Le mandataire judiciaire doit en effet au cours d'une procédure réconcilier des intérêts contradictoires : veiller aux intérêts des créanciers et en même temps aux droits des salariés, valoriser le patrimoine de l'entreprise mais en prenant en compte la situation du dirigeant...

Le mandataire judiciaire doit donc souvent faire face à des situations délicates (tensions sociales, conséquences humaines difficiles, sommes en jeu...). Cependant, il ne travaille que pour la juridiction qui l'a désigné et doit lui rendre des comptes. C'est une source de motivation fondamentale qui garantit l'indépendance du professionnel.

Pierre-François ROUHIER
Collaborateur chez un Mandataire judiciaire
Master 2 Droit de la faillite (promotion 2003/2004)

Compétences ou qualités requises

  • Administrateur et mandataire judiciaire
  • Compétences en gestion et en matières économiques et financières
  • Capacité d’écoute et d’adaptation
  • Diplomatie, patience et compréhension
  • Sens du contact et de la négociation
  • Polyvalence

Accès au Métier

  • Administrateur et mandataire judiciaire
  • Master 1 DECF : Diplôme d’études supérieures comptables et financières Ou DEC : Diplôme d’expertise comptable
  • Stage professionnel de 3 ans, obligatoirement rémunéré, en étude auprès d’un maître de stage exerçant la profession.
  • Examen professionnel d’aptitude à l’issu du stage (auquel nul ne se présenter plus de 3 fois).

Le parcours avec la FLD

    • Administrateur et mandataire judiciaire
    • Master 1 parcours Droit Comptable et Financier

    Conseil :

    • Master 2 JE – Parcours DCF